Les différentes techniques d’extraction du parfum

En regardant notre flacon, on est loin d’imaginer les différentes techniques d’extraction du parfum. On ne peut se faire une idée de toutes les étapes de sa fabrication. Et pourtant, de la cueillette au flacon, en passant par le labo, il s’en est passé bien des choses. Ces phases sont nécessaires pour sublimer le parfum, révéler toutes ses facettes et séduire amoureux et amoureux des flacons. La parfumerie moderne a plus qu’évolué élargissant ainsi la palette du parfumeur a plus de 4500 matières. Certes, les procédés sont moins rudimentaires. Cependant, il demeure tout de même des étapes à ne pas brûler qui n’ont pas pris une ride et dont on ne saurait se passer. Enfleurage, distillation et extraction par solvants, découvrez avec Riviera Fragrance les différents procédés d’extraction d’un parfum en plusieurs volets.

L’enfleurage

Le parfum est le résultat d’un long processus de cueillettes, d’extractions, de mélanges, de mises en bouteille… Pour obtenir de l’essence des matières premières nécessaires à la création d’un parfum, l’on a recours entre autres à l’enfleurage.  Il existe deux types d’enfleurage ; l’un à chaud et l’autre à froid.

 

L’enfleurage à froid

C’est la méthode des fleurs fragiles, frêles, qu’il faut manier avec douceur à l’instar du jasmin et de la tubéreuse. Cette ancienne méthode n’est plus d’actualité. Jusqu’à la moitié du siècle dernier, à Grasse, l’on disposait des fleurs un fin lit de graisse animale neutre, sans odeur. Le but était que le film gras absorbe tout l’arôme, toute l’essence des fleurs. Sur ce châssis de verre, les fleurs étaient sans cesse remplacer par d’autres. Le but : que la graisse arrive à saturation d’essence. Ces graisses devenues pommades étaient soient mises dans des batteuses avec de l’alcool afin d’en extraire l’absolue et finir dans des flacons de parfum. Soient, elles servaient, brutes, dans la préparation de produits cosmétiques. L’effleurage est une opération fastidieuse qui nécessitait temps, énergie, et nombre de châssis considérables. Ce qui explique sans doute sa disparition aujourd’hui.

L’enfleurage à chaud

Appelé également macération, l’enfleurage à chaud est une technique d’extraction utilisée depuis l’Antiquité. Elle concerne les fleurs les moins fragiles. Le principe était le suivant : faire infuser les fleurs dans de la matière grasse que l’on chauffait au préalable. On utilisait soit de l’huile ou de la graisse animale neutre.  Tout comme l’enfleurage à froid, on renouvelle régulièrement les fleurs. Une fois que les fleurs (ou toute autre matière odorante) avaient délivrées tous leurs arômes, puissance, on filtrait soigneusement les mélanges à l’aide de tissu. Les liquides odorants servaient d’onguents, de pommades.

 

La disparition de l’enfleurage

Si autrefois la main d’oeuvre était bon marché, aujourd’hui la donne a changé entraînant ainsi la disparition de la technique de l’enfleurage. En effet, celle-ci étant gourmande en termes de coût (d’ouvriers notamment), elle n’est plus rentable parce que trop fastidieuse.  L’abandon de cette méthode s’explique aussi par la vulgarisation de la parfumerie. Les matières premières sont plus accessibles parce que synthétiques aussi. La tendance s’est inversée.  Autrefois, la matière première était onéreuse et le travail  abordable.  Aujourd’hui, la main d’oeuvre coûte plus chère que la matière.  L’enfleurage a donc tout naturellement disparu de la chaîne de fabrication du parfum.

 

La distillation à vapeur d’eau est venue remplacer petit à petit l’enfleurage. Cette méthode s’est vu améliorée, perfectionnée, pour permettre l’extraction d’absolues et de concrètes de manière plus rapide. Il est toujours possible de voir des châssis d’enfleurage à Grasse. Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à y promener votre nez : voyage olfactif dans le temps garanti !

 

 

 

 

 

 

 

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